Gaz de France doit rester public...

Publié le par Jean-Philippe GARCIA

 

Le gouvernement UMP a décidé de privatiser GDF, c'est-à-dire de confier au marché l’avenir énergétique de notre pays.

Par la privatisation de GDF, la libération du marché, la dérégulation de l’énergie, la droite donne au marché le rôle principal dans un domaine stratégique, là où l’État aurait dû garder sa responsabilité pour préparer l’avenir.

Cela veut dire que dans le domaine de l’énergie, ce ne sont plus les citoyens—à travers l’État- qui choisiront, mais les actionnaires. Les conséquences sur la vie quotidienne de tous les français seront immédiates : sur la facture énergétique, sur l’égalité d’accès, sur le tarif unique, les choix stratégiques en matière énergétique, la protection de l’environnement… Et pourtant, cette privatisation de GDF n’a fait l’objet d’aucun débat devant les français. Il s’agit d’une décision précipitée et contestée, y compris à droite. Dangereux sur le fond, la méthode employée pour adopter ce projet démontre une curieuse conception de la démocratie. Le débat n’a jamais eu lieu devant les français. C’est pourtant à eux de décider de l’avenir énergétique de leur pays. La privatisation de GDF se fait malgré les engagements solennels pris devant le Parlement par le Ministre de l’Économie en 2004, Nicolas SARKOZY. Comment croire aujourd’hui ce qu’il dit sur GDF ou EDF lorsqu’on constate le peu de poids qu’il accorde à la parole donnée ?

La question de l’énergie est trop importante pour être traitée dans le dos des français. C’est pourquoi le Parti Socialiste exige que cette décision soit renvoyée au débat présidentiel de 2007.

Pour la défense du service public, les socialistes proposent un pôle public de l’énergie pour garantir l’égal accès de tous au gaz et à l’électricité et permettre à notre pays de rester maître de sa politique énergétique.

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Publié dans Tract

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