Lucie AUBRAC, un exemple pour l'avenir...

Publié le par Jean-Philippe GARCIA Secrétaire de Section

La section socialiste de Port de Bouc rend hommage à la résistante

Décès de la résistante Lucie Aubrac, hommages unanimes

 

 

 

L'ensemble de la classe politique a salué jeudi la mémoire de Lucie Aubrac, figure de la Résistance, qui est décédée à l'âge de 94 ans.

Des voix de droite comme de gauche se sont élevées pour proposer son transfert au Panthéon, aux côtés de Jean Moulin.

Lucie Aubrac est morte mercredi soir à l'Hôpital suisse de Paris à Issy-les-Moulineaux, a-t-on appris auprès de sa famille. Elle était hospitalisée depuis deux mois et demi.

"Une lumière de la Résistance s'est éteinte cette nuit", déclare Jacques Chirac dans un communiqué, faisant part de sa "tristesse" et de son "émotion". Le chef de l'Etat, qui a téléphoné à son mari, Raymond, salue "une figure emblématique de l'engagement des femmes dans la Résistance".

"Lucie Aubrac restera à jamais dans nos mémoires et celle de nos enfants comme un symbole d'honneur et un idéal pour tous les Français", écrit le Premier ministre, Dominique de Villepin.

Pour Ségolène Royal, première femme à avoir une vraie chance d'accéder à l'Elysée, Lucie Aubrac "a incarné la lutte des Français pour la liberté et dans ce combat a illustré la participation des femmes".

"La France perd en Lucie Aubrac l'une des grandes figures de la République", estime la candidate présidentielle du Parti socialiste dans un communiqué.

Lucie Aubrac "était la France debout, celle de l'engagement et du courage jusqu'au bout", écrit François Hollande, premier secrétaire du PS.

En avril 2006, en pleine crise du CPE, Lucie Aubrac avait signé un "Appel des résistants" appelant les Français à mettre un terme à la "casse sociale du pouvoir actuel".

De son côté, Nicolas Sarkozy rend hommage à celle qui "refusa la soumission de la France, la haine et l'antisémitisme". "Au nom du courage et de l'amour, elle prit tous les risques", rappelle le candidat de l'UMP.

UNE VIE À RACONTER ET À MILITER

Pour la Ligne des droits de l'Homme, "il est des noms, très rares, qu'il suffit de prononcer pour que s'éclaire l'essentiel. Pour tous les Français, le nom de Lucie Aubrac est de ceux-là".

"Ce nom dit le courage sous toutes ses formes, le combat pour la liberté et l'égalité", ajoute l'organisation.

Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes, et Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, se prononcent pour l'entrée de Lucie Aubrac au Panthéon, où les cendres de Jean Moulin ont été transférées en 1964 sur décision du général de Gaulle, pour commémorer le 20e anniversaire de la Libération.

"La France s'enorgueillirait de voir une telle femme entrer au Panthéon", dit la candidate anti-libérale.

Pour le président UMP de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier, l'ancienne enseignante aura été un "symbole de l'engagement actif des femmes dans la Résistance"

Née en juin 1912 près de Mâcon, Lucie Bernard dite Aubrac avait obtenu l'agrégation d'histoire à la fin des années 1930 et épousé Raymond Samuel en 1939.

Après avoir milité contre la montée du fascisme, elle rejoint les rangs de la résistance à l'occupation allemande en 1940 en participant à la création du mouvement Libération-Sud, qui publie le journal Libération.

Lucie Aubrac effectue des missions d'information puis joue, enceinte de son deuxième enfant en 1943, un rôle majeur dans l'évasion de son mari lors d'un transfert, après son arrestation à Caluire avec Jean Moulin et d'autres chefs de la Résistance par la Gestapo, dirigée pour la région de Lyon par Klaus Barbie.

En février 1944, le couple gagne Londres.

Après la guerre, Lucie Aubrac reprend son métier d'enseignante qu'elle avait interrompu en entrant dans la clandestinité après l'évasion de 1943.

Elle ne cesse alors de militer en faveur de la paix et de livrer, à travers de nombreuses conférences, le témoignage de son engagement dans la Résistance, multipliant les rencontres dans les collèges et les lycées.

En plus de son livre autobiographique, elle avait écrit un ouvrage didactique "La résistance expliquée à mes petits enfants" (2000).

Sa vie a été adaptée au cinéma par le réalisateur Claude Berri en 1997. Elle était incarnée à l'écran par Carole Bouquet.extrait du journal l'express

 

Publié dans Coup de coeur

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