Le bourreau des coeurs...

Publié le par Jean-Philippe GARCIA

Un flic candidat, un flic médecin, mais un flic toujours...

Quatre syndicats de psychiatres ont appelé leurs collègues des hôpitaux à faire grève mardi pour obtenir le retrait de ce volet santé, estimant qu'il s'agissait d'un "amalgame inacceptable" entre troubles mentaux et délinquance.

Résultats :

1 - Une gréve des médecins psychiatres suivie à plus de 80%.

2 - Le candidat-ministre de l'intérieur retire (pour l'instant) le volet "santé" du texte de loi sur la prévention de la délinquance.

Hippocrate : Il suffisait de le relire...

« Au moment d'être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité. J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. Admis(e) dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l'intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs. Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés. J'apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu'à leurs familles dans l'adversité. Que les hommes et mes confrères m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j'y manque ».

Une simple lecture, à défaut de re-lecture, aurait permis au ministre-candidat de l'intérieur de comprendre une profession confrontée chaque jour à la maladie mentale, une profession dont l'objectif premier est de protéger les hommes et les femmes de ce pays contre la maladie.

Un malade est une personne vulnérable, un malade mental est une personne plus que vulnérable. Elle doit être protégée. Le médecin est et doit rester seul juge en la matière.

La loi sur la prévention de la délinquance , outre la mise en fiche policière des malades mentaux, prévoyait de renforcer le pouvoir de Maires en matière de signalement et d'internement des malades.

 ou  ?

C'est de médecine dont ont besoin les malades, de médecins, d'infirmières, de personnels soignants, d'hôpitaux.

Pas de Bastilles garnies de geôliers.

Mais attention !

Ce retrait, ne veut pas dire abandon... Chez Sarkozy et la droite, la droite extrême,  on abandonne jamais...

Candidat de la continuité, Nicolas Sarkozy a promis : "Et je m'engage aussi à ce que cette réforme d'ensemble soit proposée au Parlement dès l'ouverture de la prochaine session si le peuple français me confiait des responsabilités importantes".

Sûrement une des rares promesses qu'il tiendra, si par malheur il était élu.

Publié dans Les présidentielles

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